Comment apprendre à dire non ?

Prendre du recul

Le plus difficile sur le fait d’apprendre à dire non se situe au niveau psychologique. En effet, même après avoir donné une réponse négative à votre interlocuteur, vous allez vous sentir mal. C’est pour cela qu’il est important de prendre un peu de recul. Posez-vous la question : qu’est-ce que vous risquez dans le fond ? En plus, vous avez tout à fait le droit de vivre et d’avoir vos propres programmes.

Si vous refusez une invitation à une soirée, certes, votre ami sera déçu. Seulement, cela sera très vite oublié. En aucun cas vous n’allez déclencher une guerre ou pousser quelqu’un au suicide juste parce que vous aviez envie de rester chez vous à ne rien faire. Donc, quoi qu’il arrive, ne culpabilisez pas !

Ce qu’il vous faut faire à cette étape, c’est de relativiser et de bien analyser la situation. Si vous refusez, qu’est-ce qui va réellement se passer ? Surtout, ne dramatisez pas et restez le plus objectif possible. Évitez également d’imaginer les pires scénarios.

D’ailleurs, il est fortement conseillé de savoir dire non. Cela vous permettra surtout d’être mieux vu par votre entourage et vos amis. En effet, une personne qui s’affirme en disant « non » dans certains cas sera mieux valorisée qu’une personne qui dit « oui » à tout va.

Bien s’exprime

Certes, pouvoir dire non sans culpabiliser est une chose, mais savoir dire non en est une autre. Il est tout de même important de veiller à la manière dont vous vous exprimez. Ce qu’il faut éviter, c’est de dire « non » brutalement et de manière sèche. A la limite, vous pouvez vous excuser et reporter.

Par contre, il ne faut jamais s’engager à l’avance. Cela vous évitera de dire « non » sans risques de représailles. Ainsi, évitez les formules comme « Non je ne peux pas, mais la prochaine fois je viendrais pour sûr ! ».

D’une manière générale, il faut bien réfléchir à comment vous allez aborder la chose. Même si vous ne l’avez jamais essayé, exprimez-vous avec diplomatie. Il faut au moins que la personne ne se sente pas agressée par votre refus.

Camper sur ses positions

Vous le savez pertinemment, mais personne ne s’arrête sur un refus. Tout comme vous, votre interlocuteur aura tendance à insister. C’est une réaction tout à fait normale après tout. En plus, il se peut que la personne qui vous parle vous donne des arguments en béton. Ce qui vous obligera souvent à changer d’avis.

Seulement, vous ne devez en aucun cas céder. Par respect pour la personne, écoutez attentivement ses arguments. Cela mettra en avant votre bonne foi. En plus, ne contrez en aucune façon ses arguments. Dites juste que vous ne pouvez pas et c’est tout. Il suffit d’être clair et ferme tout en refusant la proposition. Encore une fois, n’essayez pas forcément de vous justifier.

Il est indispensable de rester fort dans ces cas-là ! Vous ne devrez pas vous laisser influencer et surtout ne vous laissez pas déstabiliser. Vous avez tout à fait le droit de dire non et la personne en face de vous doit le comprendre.

Proposer une alternative

Apprendre à dire non, c’est aussi proposer une ou des alternatives. Bien sûr, cela doit se faire dans la mesure du possible. Comme nous l’avons mentionné tout à l’heure, vous ne devrez pas vous engager.

Par exemple, si un de vos amis vous demande de boire un verre chez lui. Or, vous aviez déjà une sortie de prévue que vous ne voulez pas annuler. Vous allez forcément dire non, mais vous pourriez surement reporter vers une date qui vous conviendra mieux. Vous n’avez qu’à lui proposer un compromis.

Bien entendu, vous n’êtes pas forcément obligé de décaler. Seulement, dans certains cas, dire non catégoriquement sans compromis n’est pas possible. Ainsi, en trouvant une solution de substitution, tout le monde sera content. Cela témoignera également de votre bonne volonté. Après tout, vous affirmez que vous ne pouvez pas, mais que vous êtes intéressé.

Dans tous les cas, apprendre à dire non est souvent une nécessité. Cela requiert une bonne dose d’effort, certes, mais ainsi vous ne subirez plus la pression de votre entourage.

L'avis de Laurent

Salut à tous ! C’est Laurent Marchand. Aujourd’hui dans cette vidéo, on va parler d’un article qu’on voit très régulièrement sur le net, parce qu’en fait ça concerne un sujet qui est extrêmement répandu. Ce sujet est simple, c’est :

Comment apprendre à dire non :

Alors, il y a beaucoup d’articles, il y a beaucoup de livres sur le sujet et en fait je me rends compte qu’il y a de plus en plus, en tout cas de plus en plus souvent des articles qui envoient des informations qui sont absolument contre-productives et qui au contraire peuvent vous apporter beaucoup plus de problèmes que de fluidité, de facilité dans votre vie.

Cet article n’est pas si mal « comment apprendre à dire non », il propose des choses qui peuvent effectivement raisonner avec votre situation. Mais d’un point de vue général, cet article « comment apprendre à dire non » est un article qui va vous mettre dans une situation où vous allez devoir à un moment donné affirmé ce que vous voulez et donc posé des choses qui vont être non parce que je veux ça ok ?

D’un point de vue général, affirmé à partir de ce qu’on veut est une énorme erreur et ça c’est quelque chose qu’on ne vous dit pas dans les articles. Là, on vous demande de bien réfléchir, c’est à dire déjà de laisser du temps, alors c’est le genre de truc que je trouve plutôt intéressant, parce que ça vous donne juste un petit peu de latitude dans votre capacité à répondre à quelqu’un. Ça, j’aime bien cette idée-là parce que ça va vous remettre en reconnexion avec vous, pour savoir ce que vous voulez vraiment et pas ce que vous voulez, on va voir la différence dans une petite seconde, ce que vous voulez vraiment et ensuite l’exprimer. Donc est-ce que tu veux, je ne sais pas, laisse-moi deux heures pour y réfléchir je te dis ça tout à l’heure.

Ça, c’est genre de truc que je trouve plutôt intéressant, mais la plupart du temps on va vous dire essaye d’affirmer ce que tu veux, dit non et essaye d’affirmer ce que tu veux, dit non et ne justifient pas, tu dis non et tu te respectes. En réalité,

On n’est pas tous capables de se respecter, pourquoi ?

Parce qu’en fait, très peu de gens passent par une étape, qui à mon avis est cruciale dans la vie, c’est l’étude de nos propres besoins. Personne ne nous explique à un moment donné qu’il faut s’arrêter une journée ou une demi-journée dans notre vie, prendre un papier et un stylo et se poser sur nos propres besoins.

En fait, le faite qu’on n’arrive pas à dire non, vient non pas de la situation qui arrivent, mais d’une situation antérieure qui la plupart du temps concerne nos éducateurs principaux « papa et maman » est en fait, dans ce temps-là, à un moment donné l’enfant que nous étions n’a pas réussi à dire non, une fois, deux fois, trois fois, quatre fois. Et petit à petit, il a tiré la conclusion que s’ils disaient non, ils se mettaient en danger, c’est-à-dire qu’ils allaient être punis. Alors, peut-être pas par une punition évidente, mais peut-être par le mauvais caractère de papa, le mauvais caractère de maman, des mots blessants, etc.

Donc, l’enfant a conclu si je dis non, je vais en payer le prix. Donc la source de cette difficulté à dire non n’est pas circonstancielle, ce n’est pas la circonstance qui est la source de notre difficulté à dire non, c’est un moment où nous avons des difficultés à dire non, mais ce n’est pas la source. Pourtant à chaque fois qu’on traite les problèmes de » comment apprendre à dire non », on va se baser sur la situation. Il ne s’agit pas de la situation, il s’agit de la source.

Donc lorsqu’on comprend la sanction, lorsqu’on s’intéresse à la source, on voit qu’en réalité nous sommes ce qu’on appelle des enfants abusés. Alors, quand on parle de l’abus, on ne parle pas forcément de l’abus sexuel, il existe évidemment, mais il y a plein d’autres, notamment l’abus d’autorité ou l’abus de pouvoir. Et on peut, lorsqu’on est un enfant qui n’arrive pas à dire non, on peut avoir été victimes de l’abus de pouvoir, évidemment avec des parents qui sont totalement inconscients de ça et ils qui n’ont pas appris ou à qui on n’a pas expliqué que leur comportement pouvaient être un comportement abusif, quoi qu’il en soit nous enfants de ces parents-là, on a vécu une fois, deux fois, trois fois, le sentiment que si on disait oui, c’était ok, mais que si on disait non, à un moment donné on allait le payer. Donc plus tard, on tire la conclusion que non égal je vais payer, donc quand on arrive à l’âge adulte, c’est difficile de dire non ok ?

On a compris ce principe : je suis un enfant qui a vécu dans un environnement où il y avait un abus de pouvoir, où il y avait un abus d’autorité et donc du coup je n’ai pas réussi à dire non.

Si j’avais dit non à ce moment-là, pourquoi j’aurais dit non ? C’est une question cruciale. Cette question en fait quand on y répond, on en revient toujours à la même chose, mais tous les individus en viennent à la même chose. On n’aurait pas dit non pour s’opposer à nos parents, on aurait dit non pour respecter un besoin fondamental qu’on a. Donc si aujourd’hui il s’agit de dire non, ce n’est pas pour s’opposer aux gens, mais c’est pour affirmer un besoin fondamental, c’est exactement la même chose. Ce qu’on n’a pas fait à l’époque parce qu’on était trop petit, eh bien on va le faire maintenant.

Ça consiste en quoi d’affirmer un besoin fondamental ?

Déjà de connaître les besoins qu’on a. Et donc, c’est crucial j’aime de passer une demi-journée de sa vie avec un papier et un stylo et de noter sur cette feuille de « quels sont mes besoins ? ».

Par exemple : Dans ma relation à mes amis, quels sont mes besoins ? J’aime les voir à quelle fréquence ? J’aime partager quel type de choses avec eux ? Est-ce que j’aime les voir dans des endroits bruyants où un endroit où on danse est ce que j’aime les voir dans des endroits calmes ? Est-ce que j’aime les voir dans les deux cas ? Voilà.

Je vais définir mes besoins, mais pas qu’est-ce que je leur demande, comment je veux qu’ils soient, non le job c’est vraiment dire « qu’est-ce qui m’appartient à moi et qu’est-ce que j’ai besoin de partager avec les gens, c’est quoi mon besoin ».

Ensuite, ça peut être avec mon conjoint ou ma conjointe, ça peut être avec mes enfants, ça peut être dans mon travail, ce dont j’ai besoin dans mon travail. J’ai besoin de silence par exemple, pour me concentrer sur des dossiers, j’ai besoin d’encouragement, j’ai besoin d’efficacité, j’ai besoin…

Pour avoir tout ça, de quoi j’ai besoin ?

Lorsque je connais mes besoins sur ma vie sociale, ma vie sentimentale, ma vie professionnelle et mon rapport à moi-même, c’est aussi très important, qu’est-ce que j’ai besoin en moi, dans mon rapport à moi-même, par exemple je peux avoir besoin de me faire un cinéma régulièrement, je peux avoir besoin d’aller boire un café à une terrasse, au soleil, prendre un bouquin est allé dans un parc, j’ai besoin de quoi j’ai besoin en fait, j’ai besoin de me faire masser de temps en temps, ou régulièrement, ou très régulièrement, mais en fait je vais accumuler sur ses feuilles que je vais noté, je vais accumulé de la connaissance de moi-même. Et tous mes besoins une fois qu’ils seront connus pourront être respectés. L’enfant ne pouvait pas respecter ses besoins parce qu’ils ne les connaissaient pas, donc il a préféré dire non, mais maintenant que je suis adulte et que j’ai les moyens et le temps de faire et à l’état des lieux de mes besoins, je vais connaître et donc je vais pouvoir les affirmé.

« Affirmé un besoin », ce n’est pas comme « affirmer une volonté » :

Mais tout le monde dit : « il faut que tu affirmes ce que tu veux », non essaye d’expliquer ce dont tu as besoin, affirmé ce que tu veux c’est te mettre en opposition à l’autre, affirmé ce dont tu as besoin c’est te mettre en compréhension avec l’autre. Par exemple, on m’invite à une soirée, mais je n’ai pas envie d’y aller, je n’ai pas envie. Je sais qu’il va y avoir, ça va faire chier, je n’ai pas envie. Ou alors c’est une invitation chez quelqu’un toutes les soirées sont toujours à chier, je n’aime pas ça, voilà, je n’aime pas les soirées.

Donc, plutôt que de répondre : « est-ce que tu veux venir à cette soirée ? », je vais dire : « non, je n’ai pas envie » et de me poser à la proposition, je veux dire : non, je sens qu’en ce moment j’ai besoin d’autre chose, j’ai besoin de me reposer, j’ai besoin d’être au calme, j’ai besoin d’être tranquille, j’ai besoin de prendre du temps, j’ai besoin…

La différence est fondamentale dans l’accueil de ce que vous allez dire, je ne veux pas est une opposition, l’autre va le prendre contre lui, même si ce n’est pas l’organisateur de la soirée, il va le prendre contre lui. Mais lorsqu’on me dit : « j’ai besoin de me reposer », la personne en face de vous va comprendre, pour une seule et simple raison c’est que cette personne-là a aussi des besoins et elle adore quand elle a des besoins, qu’ils soient respectés par les gens qui l’entourent. Donc si vous, vous affirmer un besoin qui peut mieux entendre, ce besoin d’une personne qui a besoin et tout le monde a besoin. Donc du coup cette suggestion que vous allez faire ou cette opposition, puisque finalement vous allez quand même refuser l’invitation, cette opposition ne va pas être marquée comme une opposition conflictuelle, mais comme une opposition parce que vous avez besoin de respecter quelque chose qui vous concerne et tout le monde comprendra toujours les besoins lorsque vous allez les exprimer.

Donc vraiment, il y a quelque chose à comprendre dans le fait d’apprendre à dire non, c’est que le « non » en fait on s’en fout, le fait d’affirmer une opposition on s’en fout totalement, tout ça ne crée que du conflit, ça ne crée que des dysfonctionnements entre les gens, ça biaise totalement les rapports des uns aux autres, non, l’idée c’est de dire « ok très bien ».

Aujourd’hui il y a des choses dont j’ai envie, des choses dont je n’ai pas envie, je vais faire l’état des lieux de ce qui sont mes besoins et je vais voir si quand on me propose quelque chose, ça va correspondre à ce qui est ok pour moi, ce qui n’est pas ok pour moi. Quand ça va correspondre à ce qui est ok pour moi, je dirais oui et quand ça va correspondre à ce qui n’est pas ok pour moi, je dirais non, parce que mon besoin se situe ailleurs ok ? Tout ça est extrêmement facile, il n’y a pas besoin de rentrer dans des considérations stratégiques de « oui parce que si je dis ça, l’autre il va dire ça », non.

Quels sont mes besoins, comment j’exprime mes besoins ?

Souvent, lorsqu’on fait l’état des lieux de nos propres besoins, il y a des voix qui s’élèvent sur la nécessité de se porter toujours sur ce terrain et tu ne penses qu’à toi, tu es égoïste. En fait non, un égoïste c’est quelqu’un qui va demander à un autre de faire un truc qui l’arrange lui, ok ? C’est ça être égoïste. Je vais te demander de faire quelque chose qui m’arrange moi. Mais si je ne demande rien à personne, ce n’est pas de l’égoïsme, c’est de l’amour de soi, il ne faut pas confondre égoïsme et amour de soi. Définir ses besoins, c’est de gagner en connaissance de soi donc qu’en amour de soi et lorsqu’on dit non pour vraiment honoré quelque chose qui représente notre besoin, on est dans l’amour de soi et plus on fait ça, plus on est heureux ok ?

Je vous suggère de prendre une journée ou une demi-journée à papier, et à stylo et établir la liste de vos besoins selon les différents domaines de votre vie sociale, professionnelle, personnelle, amoureuse, familiale, tout ce qui est votre contribution en manque, de quoi vous avez vraiment besoin ? Qu’est-ce qui vous motive à l’intérieur que vous allez chercher dans une situation qu’on va proposer autour de vous, ça vous convient, vous y allez, ça ne vous convient pas, vous n’y allez pas parce que vous avez besoin d’autre chose. C’est aussi simple que ça mes amis. A très bientôt, tchao !

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