La procrastination : 10 moyens simples de freiner ces pertes de temps

On dit souvent qu’il ne faut pas remettre au lendemain ce que l’on peut faire le jour même. Pour beaucoup de personnes, lutter contre la procrastination est pcompliqué. Elle reste un phénomène courant allant toujours de pair avec une mauvaise gestion du temps. Les individus remettant toujours à plus tard leurs tâches sont souvent en retard. Ils perdent toute motivation avant même de commencer. Ces derniers savent qu’ils ont des choses à faire, mais décident tout simplement de ne pas les commencer. En tout cas, pas tout de suite !

Vous faites partie des ces personnes qui ont tendance à procrastiner ? Les conseils qui suivent vous intéresseront immanquablement. Ce sont des solutions très simples qui vous aideront à mieux vous organiser dans votre travail et dans votre vie quotidienne, mais également à trouver la motivation de faire chaque tâche dans les temps. Voici 10 conseils malins pour arrêter de retarder volontairement une action.

confiance en soi

Avant de mettre en place une stratégie pour venir à bout de cette mauvaise habitude, tentez dans un premier temps d’en comprendre l’origine. Bien que la procrastination chronique ne soit pas considérée comme une pathologie, les experts s’accordent à dire qu’elle cache souvent une angoisse refoulée ou une inquiétude profonde. Dans l’immense majorité des cas, les procrastineurs sont soit des perfectionnistes se fixant des objectifs irréalisables, soit des personnes ayant très peu confiance en elles.

Selon Bruno Koeltz, auteur du livre « Comment ne pas tout remettre au lendemain », les procrastineurs chroniques ont tendance à penser que les résultats à venir ne seront pas à la hauteur des résultats attendues ou souhaitées. 

Il est par exemple connu, que plus un étudiant est anxieux à l’approche d’un examen, plus il reportera ses révisions pour ensuite se trouver dans un cercle vicieux handicapant. 

Autrement dit, il remet les sujets les plus complexes à plus tard et finit par ne plus avoir le temps de s’en occuper. Ce n’est pas tout, celui-ci aura tendance à pointer du doigt le manque de temps et non la procrastination en cas d’échec.

Si certaines personnes peuvent trouver une excuse comme le manque de temps pour ne pas avoir fini à temps une tâche, d’autres culpabilisent pour avoir remis les choses à plus tard. Cela ne fera pourtant qu’accroître le niveau de stress, ce qui n’arrangera pas les choses. Ne vous punissez pas, et surtout  ne culpabilisez pas. Passez tout simplement à autre chose, retenez juste la leçon de ce qui vient d’arriver et concentrez-vous sur ce que vous devez faire.

La culpabilité et le regret entraînent des  émotions négatives. Gâcher du temps à vous mettre en colère contre vous-même pour ne pas avoir commencé une action il y a deux semaines, ne fera que vous rendre encore plus stressé et frustré. Cela augmentera votre niveau d’angoisse et vous empêchera de terminer correctement la tâche qui a déjà pris du retard.

Au lieu de vous focaliser sur le nombre total d’heures qu’une action pourrait prendre, commencez tout simplement ! Une autre astuce consiste à s’attaquer à une tâche qui vous semble difficile pendant 15 minutes. Dites-vous qu’il ne vous faut que 15 minutes pour l’accomplir. Une fois plongé dedans, sans vous en rendre compte, vous dépasserez ce délai imposé.

Vous sentez que vous avez besoin de faire une pause au bout d’un quart d’heure ? Prenez l’air pendant 2 minutes et remettez-vous au travail. Certes, généralement, le plus dur est de commencer. Cependant, une fois lancé, vous pourrez plus facilement terminer votre projet.

Les gens qui ne procrastinent pas ont l’habitude de conseiller aux autres de tout organiser en amont et d’élaborer un emploi du temps détaillé des tâches à accomplir durant la journée. À l’évidence, cette idée a déjà traversé l’esprit de la plupart des procrastineurs au moins une fois. Certains ont essayé, mais sans succès. Ne nous méprenons pas, l’organisation reste un facteur de réussite à ne pas négliger.

Toutefois, vouloir tout planifier pour un procrastinateur reste souvent une fausse bonne idée. Pourquoi ? Parce que le planning lui rappelle tout l’effort qu’il devra déployer pour la réalisation de chaque action. De surcroît, l’une des raisons qui poussent à procrastiner est que, d’une manière pouvant être inconsciente, l’être humain n’aime pas faire les choses qui demandent de la discipline. Or, avoir un emploi du temps implique justement de devoir se plier à une règle.

Trouver la motivation de commencer à agir avec ou sans planning détaillé reste la meilleure alternative. Gardez en tête que si l’on vous a confié une tâche, c’est que vous pouvez le faire. Si vous ne vous y mettez pas immédiatement, vous aurez du mal à gérer votre temps. De plus, plus vous attendez, plus vous intellectualisez les choses et serez persuadé que vous n’êtes pas à la hauteur du travail à réaliser.

Inutile de vous forcer à faire l’action. Trouvez la volonté de bien faire jusqu’au bout. Comme le dit le chercheur américain, Joseph Ferrari, « Donner un agenda à un procrastinateur, c’est comme demander à un déprimé de sourire ». Pensez donc à agir sur d’autres leviers plus simples, mais efficaces. En se forçant, on finit vite par se lasser et se retrouver à la case départ. Dites-vous que finir le projet à temps sera une belle récompense.

Nous reportons souvent cette petite voix dans notre tête, nous disant que nous ne pouvons pas y arriver. En y prêtant attention, nous finissons par avoir peur de ne pas être à la hauteur et perdons toute motivation avant même de commencer. Il est plus intéressant de vous forcez à commencer la tâche pour ne pas prendre de retard, c’est la meilleure chose à faire.

Sans vous mettre la pression, démarrez le travail en toute sérénité et oubliez les pensées négatives qui vous intimident. Même si vous souhaitez juste la débuter, le fait de vous en sentir incapable vous bloquera. Ayez donc confiance en vos capacités et ignorez complètement cette petite voix négative qui essaie de vous en dissuader.

Se fixer des buts réalistes permet de ne pas être découragé avant même de commencer. Ne vous imposez rien qui ne soit pas dans vos compétences. En revanche, ne pensez pas que vous ne pouvez pas réaliser des choses difficiles. Bien au contraire ! 

Le plus important reste de retrouver la confiance en soi pour pouvoir se dire que les objectifs fixés peuvent être atteints. Gardez à l’esprit que vous pouvez y arriver, quelle que soit la difficulté. Pour paraphraser Sénèque, c’est lorsque vous n’osez pas faire une chose qu’elle devient difficile et non l’inverse. Il est également contre-productif de vous fixer trop d’objectifs en même temps. Il faut être conscient de son temps et ne pas devenir présomptueux dans un élan de motivation un peu trop poussé.

Soyez perfectionniste, mais de façon raisonnable. Vouloir tout faire correctement demeure une grande qualité, tant que cela ne vous empêche pas d’avancer. Souvenez-vous que vous ne pouvez pas réparer ce qui n’existe pas encore. 

N’hésitez pas à travailler en donnant le meilleur de vous-même et sans attendre plus. En visant la perfection, vous vous mettrez la pression et augmentez votre taux de stress et d’angoisse. Au final, vous aurez encore plus peur d’accomplir une action.

Cela peut vous sembler ironique, mais le perfectionnisme reste l’un des plus grands facteurs engendrant la procrastination. Outre le fait que cela vous incite à remettre vos compétences en cause, cette négligence vous pousse aussi à attendre le meilleur moment et le contexte idéal pour commencer un projet. 

Au moment où vous vous mettez enfin au travail, le perfectionnisme peut rendre vos tâches plus difficiles qu’elles ne le sont déjà. Vous aurez tendance à vouloir employer des moyens compliqués pour les réaliser, vous risquez de perdre encore plus de temps. L’essentiel est d’obtenir un résultat final qui correspond aux attentes et pas forcément plus  !

L’auteur du livre « Avalez le crapaud ! 21 bons moyens d’arrêter de tout remettre au lendemain », Brian Tracy, conseille dans son ouvrage d’avaler le crapaud. Autrement dit, il vaut mieux commencer la journée par les tâches les plus complexes pour se dégager l’esprit par la suite. De plus, si vous trouvez la motivation pour commencer le travail le plus pénible, vous n’aurez aucune difficulté à réaliser les autres tâches restantes.

Cependant, faites très attention de ne pas tomber dans le travers inverse nommé précrastination. Cela se traduit par le fait de vouloir tout faire tout de suite afin de se libérer totalement l’esprit après. On risque alors de le faire n’importe comment, juste pour avoir du temps libre par la suite. La qualité du travail sera altérée par cette hâte et pourrait engendrer d’autres problèmes.

Que vous ayez confiance en vos capacités ou pas, que vous soyez perfectionniste ou pas, vous laisser distraire au lieu de commencer à travailler vous conduira à procrastiner. Cela peut commencer par une distraction anodine comme un jeu sur votre Smartphone ou une simple vérification de votre compte Facebook ou Twitter. 

Sans vous rendre compte (ou si !), votre attention sera totalement détournée. Concentrez-vous sur votre projet initial et tournez le dos à toute forme de distraction qui risque de vraiment vous gâcher la vie.

Comme l’affirme le médecin et hématologue français, Jean-Pierre Soulier, « La procrastination n’est pas un trait de personnalité, c’est un comportement qui prend sa source très loin, dans notre enfance, notre histoire familiale ». Un procrastinateur invétéré peut autant remettre à demain toutes les petites choses de sa vie privée que ses grands projets professionnels.

C’est un comportement négatif dont on peut se débarrasser en adoptant une toute nouvelle habitude qui consiste naturellement à commencer chaque action à temps. L’expert a comparé un procrastinateur qui souhaite éviter de tout remettre à plus tard à un fumeur désirant arrêter le tabac. « Le circuit initial est toujours là, mais il a expérimenté un nouveau comportement plus satisfaisant. Il finit par le préférer au premier », explique-t-il.

 

Bref, pour vaincre la procrastination sans trop d’efforts, commencez par déterminer son origine. Est-ce votre perfectionnisme, un manque de confiance en vos propres compétences ou le fait que vous vous laissez distraire très facilement ? Ne culpabilisez pas d’avoir remis à plus tard certaines tâches. Préférez plutôt prendre les mesures nécessaires pour que cela ne se reproduise plus. Commencez chaque action au bon moment sans vous focaliser sur le nombre d’heures que cela va vous prendre. Par ailleurs, si une bonne organisation reste utile, établir tout un planning peut être contreproductif pour un procrastinateur qui aura alors le sentiment d’être sous pression. Il faut ignorer cette petite voix qui vous dit que vous ne pouvez pas y arriver. 

 

Fixez des objectifs atteignables et évitez d’être trop perfectionniste tout en ayant confiance en vous-même. Inutile de vouloir faire plus que l’on vous demande de réaliser. Autre astuce : commencez toujours par la tâche la plus difficile.

L'avis de Laurent

Zoom Block Before-Zoom Text
Zoom Block After-Zoom Text
Naviguez facilement